Pour une sémiotique pilotée par la méthodologie

Jacques Fontanille & Didier Tsala-Effa

Punctum, 3(2): 92-110, 2017
DOI: 10.18680/hss.2018.0006

Abstract

L’une des difficultés persistantes de la sémiotique, comme le rappelle le texte d’orientation proposé par la revue Punctum, est l’écart qui s’est installé entre les spéculations théoriques et les réflexions épistémologiques, d’une part, et les méthodes et résultats de la description et de l’interprétation des données, d’autre part. Pour tenter de résoudre le problème constaté, nous proposons ici d’inverser l’ordre habituel des priorités, et de considérer que la sémiotique doit être pilotée par la méthodologie et non directement par l’épistémologie. A cette position de principe, nous ajoutons deux critères : (i) la capacité de la méthode à pouvoir rendre compte de la singularité des objets analysés, et (ii) l’articulation de cette méthode avec celle des disciplines voisines qui s’occupent des mêmes objets. Notre proposition s’articulera donc en deux moments : (1) un examen détaillé, dans la théorie du langage, des conditions sous lesquelles il est possible, en même temps que la structuration de la forme, de prendre en considération les variations substantielles, et (2) une réflexion, fondée sur les résultats du premier point, sur le traitement des singularités pratiques à l’interface entre la sémiotique et l’ethnologie-anthropologie. L’ensemble est une contribution en faveur d’une diversification contrôlée des régimes méthodologiques de la sémiotique.

KEYWORDS: interdisciplinarité, structuration de la forme, variations substantielles, singularité, régimes sémiotiques, régimes méthodologiques
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